Club Deal
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Le modèle du marchand de biens repose sur une équation simple : acheter un bien, le transformer ou le découper, et le revendre avec une marge. Mais cette équation a un prérequis : le financement de l’acquisition. Et c’est là que les choses se compliquent.
Le financement bancaire classique est de plus en plus contraint. Les banques exigent des apports plus importants, les délais d’instruction s’allongent, et certains profils ou types d’opérations sont tout simplement refusés. Face à cette réalité, deux alternatives se sont imposées : le crowdfunding immobilier et le club deal. Mais ces deux formats sont fondamentalement différents dans leur logique, leur coût et leur potentiel à long terme.
Le crowdfunding immobilier consiste à lever des fonds via une plateforme agréée qui met en relation l’opérateur avec un grand nombre d’investisseurs. Le marchand de biens dépose son dossier, la plateforme l’analyse, et si elle le valide, l’opération est publiée auprès de la communauté d’investisseurs de la plateforme.
Les avantages : la rapidité de levée (parfois quelques jours), l’accès à une large base d’investisseurs déjà constituée, et un processus relativement standardisé.
Les inconvénients : le coût est élevé (taux d’intérêt investisseur + commission plateforme, souvent 10 à 14 % au total), la plateforme garde la relation avec les investisseurs (ce ne sont pas vos investisseurs, ce sont les leurs), et vous n’avez aucun contrôle sur votre image de marque. Vous êtes un dossier parmi d’autres dans un catalogue.
Pour un marchand de biens qui fait une opération ponctuelle, c’est une solution viable. Mais pour un professionnel qui enchaîne les opérations, c’est un modèle qui coûte cher et ne construit rien à long terme.
Le club deal fonctionne différemment. Au lieu de passer par une plateforme tierce, le marchand de biens structure lui-même son véhicule d’investissement et lève directement auprès de ses propres investisseurs : particuliers de son réseau, CGP partenaires, ou family offices.
L’avantage majeur : vous construisez votre propre communauté d’investisseurs. À chaque opération, cette communauté grandit. Les investisseurs satisfaits reviennent, en amènent d’autres, et les levées deviennent de plus en plus rapides et moins coûteuses. C’est un actif stratégique que vous capitalisez dans la durée.
Autre avantage : le coût global est inférieur. Vous négociez directement les conditions avec vos investisseurs, sans intermédiaire qui prend sa commission. Et vous maîtrisez votre marque, votre communication et votre relation investisseur.
La contrepartie : il faut structurer correctement (cadre réglementaire, véhicule, documentation juridique) et investir dans les outils de collecte (plateforme, plaquettes, nurturing). C’est un effort initial plus important, mais qui se rentabilise dès la deuxième ou troisième opération.
C’est la différence fondamentale entre les deux modèles. Avec le crowdfunding, vous louez l’accès à une communauté d’investisseurs qui appartient à la plateforme. Avec le club deal, vous construisez la vôtre.
Un marchand de biens qui fait 3 à 5 opérations par an a tout intérêt à investir dans sa propre infrastructure de levée. Au bout de 12 mois, il dispose d’une base de 50, 100 ou 200 investisseurs fidèles qui connaissent son travail, font confiance à son track record, et investissent de manière récurrente. Les levées se bouclent en quelques jours, le coût baisse, et l’opérateur gagne en autonomie.
Un marchand de biens peut structurer son club deal pour différentes cibles, et même les combiner :
Investisseurs particuliers. Son réseau personnel, ses anciens clients, les contacts de son entourage professionnel. Des tickets de 10 à 50K€ typiquement. Le volume compense la taille des tickets.
CGP partenaires. Les CGP apportent leurs propres clients patrimoniaux. Un réseau de 5 à 10 CGP actifs peut suffire à boucler des levées de plusieurs millions d’euros. Mais attention : le cadre réglementaire doit être adapté à la distribution CGP, sous peine de bloquer toute la chaîne.
Family offices. Des tickets plus importants (100K€+), moins d’investisseurs à gérer, mais des exigences plus élevées en termes de reporting et de structuration.
Le choix de la cible conditionne le cadre réglementaire, l’instrument (obligation ou action de préférence), et la plateforme de collecte. C’est la première décision à prendre.
La clé pour un marchand de biens qui veut professionnaliser sa levée, c’est la plateforme en white label. Une plateforme à sa marque, avec son logo, ses couleurs, son URL, qui gère l’intégralité du parcours investisseur : inscription, KYC, souscription, paiement, reporting.
L’investisseur n’interagit qu’avec la marque du marchand de biens. C’est un gage de sérieux, de professionnalisme et de confiance. Et à chaque opération, la base investisseurs de la plateforme grossit.
Il existe des solutions accessibles, y compris gratuites pour démarrer. Le coût n’est plus un frein.
Chez Collect, nous accompagnons les marchands de biens qui veulent passer du crowdfunding au club deal, ou qui veulent lancer leur première levée en autonomie. Notre accompagnement couvre l’ensemble de la chaîne : choix du cadre réglementaire adapté à votre cible, structuration du véhicule, sélection de la plateforme, création des outils commerciaux, et stratégie de distribution auprès de CGP si vous souhaitez élargir votre base.
L’objectif : vous permettre de construire votre propre communauté d’investisseurs, à votre marque, pour lever plus vite, moins cher et en toute autonomie.
Prenez rendez-vous pour structurer votre première levée en club deal